La piroplasmose

Également appelée babésiose ou même fièvre des tiques, la piroplasmose est une maladie grave et fréquente du chien causée par un parasite, le Babesia Canis , inoculé par une tique.

piroplasmose chien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tique se nourrit exclusivement de sang prélevé chez les animaux qu’elle parasite lors de promenades en forêt, dans des endroits buissonneux, broussailleux ou à hautes herbes, autant d’endroits qui constituent l’habitat naturel de l’acarien.

Après s’être accrochée à la fourrure de l’animal, la tique enfonce sa tête, appelée rostre, au travers de la peau de l’animal pour atteindre un vaisseau sanguin où elle va puiser du sang. Une fois repue et gorgée de sang, elle finit par retomber au sol au bout de 3 ou 4 jours pour assurer sa reproduction.

Via sa salive, c’est la tique qui inocule le parasite de la piroplasmose dans le sang du chien au bout de 2 à 3 jours.

Ce parasite va alors infecter les globules rouges de l’animal, s’y multiplier jusqu’à l’éclatement du globule rouge qui libère d’autres parasites dans la circulation sanguine. Cette destruction des globules rouges provoque une anémie très grave chez le chien, une intoxication du foie et des reins par les déchets issus des globules rouges détruits et une libération d’hémoglobine qui va colorer les urines du chien en orange, rouge, marron voire en noir.

En sus d’une coloration anormale des urines, les symptômes suivants doivent vous alerter et vous pousser à consulter un vétérinaire en urgence:

–       une apathie (le chien est très fatigué et très faible, il ne peut pas se lever, ni manger)

–       une forte fièvre (40°C à 41°C, alors que la température corporelle normale d’un chien est généralement aux alentours de 38°C)

–       des muqueuses (intérieur des babines) très pâles dues au manque de globules rouges

–       parfois des vomissements et des diarrhées marquant l’atteinte du foie.

Prise à temps, c’est-à-dire dès l’apparition des premiers symptômes, la maladie peut être traitée efficacement grâce à des injections, des perfusions et/ou des transfusions sanguines. Cependant, la maladie laissera des séquelles hépatiques et rénales qui rendront l’animal beaucoup moins résistant à une nouvelle infection. Et, comme la piroplasmose évolue très rapidement, elle peut être fatale en quelques jours pour votre animal si elle n’est prise en charge que plus tardivement.

En matière de piroplasmose, la prévention reste donc la meilleure des armes. Parmi l’arsenal préventif, on dispose d’un vaccin contre la piroplasmose. Ce dernier n’est cependant pas efficace à 100% mais il peut constituer une protection supplémentaire pour les chiens particulièrement exposés aux zones à risques de tiques (chiens de chasse qui vont souvent en forêt par exemple). L’arsenal se compose également et surtout de produits anti-tiques à usage externe, vendus en pharmacie, animaleries ou dans les cabinets vétérinaires sous forme de pipettes, pulvérisateurs ou même colliers. Ces antiparasitaires  doivent être appliqués toute l’année et non plus que pendant les périodes à risque de tiques, ces derniers devenant de plus en plus résistants et nos hivers de plus en plus doux.

Enfin, la meilleure des préventions reste votre vigilance. Inspectez soigneusement le pelage de votre chien au retour de chaque promenade et si vous y décelez une tique, retirez la lui le plus rapidement possible à l’aide d’un tire-tique. Ce petit outil ressemblant à un pied-de-biche en miniature vous permettra d’enlever la tique en intégralité, en la « dévissant ». Dites non à l’alcool ou à l’éther (de toute façon plus en vente) et à la pince à épiler qui respectivement font régurgiter la tique (et donc potentiellement le parasite de la piroplasmose) et laissent le rostre en place dans la peau. N’oubliez pas de brûler la tique retirée à l’aide d’une allumette pour ne pas qu’elle puisse se reproduire, ni survivre dans votre environnement et celui de votre toutou. Surveillez votre chien dans les jours qui suivent la morsure de tique et réagissez vite au moindre symptôme, même si Médor est vacciné !

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