La leishmaniose

La leishmaniose est une maladie parasitaire canine, méconnue et pourtant grave, provoquée par un protozoaire du genre Leishmania inoculé par la piqûre d’un petit moucheron appelé le phlébotome.Comme ce petit moucheron ne prolifère que dans les régions plutôt chaudes, il fait de la leishmaniose une maladie typiquement régionale. Ainsi, les zones à risques en France sont les départements du pourtour méditerranéen (04-06-07-11-13-20-30-34-48-66-83-84-26-12). La maladie toucherait chaque année 40 000  toutous et le nombre de cas serait actuellement en augmentation  et  la répartition géographique de la maladie s’étendrait à d’autres départements français.

chien qui a la leishmaniose

 

Le chien constitue le principal réservoir du parasite, qu’il présente des symptômes de la maladie ou non. C’est en piquant le chien pour se nourrir de son sang que le phlébotome est infecté par le parasite. En piquant ensuite d’autres chiens, il leur transmet le parasite et donc la maladie.

Ces phlébotomes sont de minuscules moucherons d’environ 50mm de long vivant la nuit. Tous ne sont pas porteurs de leishmanies mais ceux qui sont porteurs du parasite restent infectants toute leur vie soit trois mois.

L’automne constitue la grande période à risque d’infection car c’est préférentiellement pendant cette période que le phlébotome se nourrit du sang de ses victimes, les chiens. La maladie quant à elle se déclare la plupart du temps pendant l’hiver et le printemps compte tenu d’une durée d’incubation assez longue après l’inoculation du parasite. Cette période d’incubation est extrêmement variable et va, selon la littérature de 3 mois à jusqu’à 6 ans !

L’insecte choisit généralement une zone dépourvue de pelage pour piquer le chien. Typiquement, la piqûre, douloureuse qui plus est, se fait à l’intérieur de l’oreille ou juste au-dessus de la truffe. Il se formera à l’endroit de la piqûre un nodule rempli de protozoaires appelé chancre d’inoculation. Ce chancre ressemblant à un petit bouton rouge  au début devient ensuite une lésion ulcéro-croûteuse entourée par une région enflée pouvant atteindre 2 à 3 cm de diamètre. A l’issue de la période d’incubation, un ou plusieurs des divers symptômes suivants de la maladie peuvent être observés :

 

– affaiblissement général du chien (amaigrissement, fonte des muscles, perte d’appétit, fatigue…)

– chute de poils sur le corps, et surtout sur la tête au niveau des oreilles et du pourtour des yeux(oreilles, lunettes…), avec des pellicules importantes

– saignements de nez

– croûtes et crevasses sur les coussinets et la truffe

– parfois « tumeurs » leishmaniennes sur le corps

– boîterie

– pousse anomale des ongles (appelée onychogryphose)

– atteinte oculaires

– atteinte rénale

– atteinte hépatique, plus rarement (vomissements, soif augmentée, baisse d’appétit…)

Après le diagnostic établi par le vétérinaire, un traitement du chien leishmanien est possible afin qu’il puisse mener une vie normale en dépit de cette maladie dont il ne guérira jamais complètement. La prise en charge doit se faire le plus tôt possible car si par malheur la maladie a évolué pour atteindre les reins, le pronostic est beaucoup plus sombre : le chien a de grandes chances de ne pas s’en sortir.

 

Fort heureusement, un vaccin contre la leishmaniose a été mis au point en 2011. Hélas, il n’est pas efficace à 100% mais permet de diminuer de trois à quatre fois le risque de contracter la leishmaniose. Ce vaccin doit donc être associé à d’autres mesures de prévention simples comme l’utilisation de répulsifs contre le phlébotome sous forme de pipettes, spray ou collier et faire dormir votre toutou à l’intérieur de votre domicile la nuit.

Par mesure de prudence, il est également recommandé dans les régions à risques de pulvériser des sprays insecticides à l’intérieur des domiciles et  d’installer des moustiquaires très fines sur les portes et fenêtres.

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